28/11/2008
Le petit chaperon rouge
Ma collègue Christine décide avec ses élèves de lire en classe toutes les versions qu’il existe du Petit Chaperon Rouge. Les élèves les écoutent et les comparent soigneusement. Dans notre jargon, c’est ce qu’on appelle une mise en réseau. Un soir, elle leur lit la version de Perrault, l’horrible, celle où le Petit Chaperon Rouge meurt à la fin, mangé par le loup, tant pis pour lui, il n’avait qu’à pas le suivre celui-là et écouter sa maman, voilà. Le lendemain, elle commence une autre version, celle de Grimm ,et lit donc une fois de plus qu’il était une fois une petite fille de rouge vêtue qu’on appelait le Petit Chaperon Rouge. Qu’un jour sa maman lui dit d’aller porter un pot de beurre à sa grand-mère. Elle ne peut aller plus loin, car la voie d’Antoine l’interrompt :
- Mais maîtresse, ce n’est pas possible ! Le Petit Chaperon Rouge il est mort hier !